retour accueil
lien vers Bonne et heureuse année
lien vers Gisèle a un amant

Henri LOCHE

Biographie
Catalogue
Créations
Extraits musicaux
Presse
Opéra
Contacts

L'ÎLE TRANQUILLE
Opérette
opus 93

Télécharger le dossier au format pdf


Personnages et musiciens
Introduction par le compositeur
Histoire, musique, décors
Livret

 Personnages par ordre d'entrée en scène
Archibald (accent marseillais très prononcé)
Imogène (accent britannique très prononcé)
Zoé
José (accent brésilien très prononcé)
Eglantine
Sam Dee
Baryton
Baryton-basse
Soprano
Ténor
Mezzo-Soprano
Baryton


Orchestre (18 musiciens)

OU 

 Ensemble instrumental (8 musiciens)

Flûte
Clarinette Si b
Basson

 Flûte
Clarinette Si b
Basson

 Trompette
Trombone
 

Piano

 Piano

 Percussion
 

 6 Violons
2 Altos
2 Violoncelles
Contrebasse

  Violon
Alto
Violoncelle
Contrebasse


 Découpage
1 Prélude
2 Les couleurs
3 Hymne au thé
4 Mon père voulait me marier
5 Java
6 Ah! les femmes, mon cher
7 Le Paradis
8 Soyons prudents
9 Pantomime
10 L'or noir I
11 Le Document
12 Récit d'Eglantine
13 L'or noir II
14 Tango tanguant
15 Récit de Sam Dee
16 La sacré polka
17 I love you
18 J'aime que tu m'aimes...
19 Vieux manège
20 Compliment

5'52
0'15
2'17
3'13
2'26
2'06
3'15
1'15
0'31
2'05
2'21
1'42
2'05
2'56
2'13
2'01
4'47
4'
2'30
1'
Orchestre
Orchestre

Imogène - Archibald
Zoé
Archibald - Zoé
Imogène
Zoé
Zoé - Imogène - Archibald
Orchestre
José - Zoé - Imogène - Archibald
José - Zoé - Imogène - Archibald
Eglantine
José-Zoé-Eglantine-Imogène-Archibald
José-Zoé-Eglantine-Imogène-Archibald
Sam Dee
Eglantine
Zoé - Imogène
Eglantine - Sam Dee
Tous
Tous

haut de page
retour accueil

 

 LE MOT DU COMPOSITEUR

Au cours de mon enfance, ma mère qui n'était pas chanteuse mais comédienne, me fredonnait souvent des airs des opérettes du répertoire : «La fille de Madame Angot», «Les cloches de Corneville», «La Mascotte», etc...

Ayant été souvent bercé par l'atmosphère si particulière de ce genre musical léger et joyeux, je me suis toujours senti en phase avec cette musique.

Quelques années plus tard, en poursuivant mes études musicales, j'ai découvert les oeuvres d'André Messager à l'écriture si raffinée, si élégante et si équilibrée. Un célèbre critique musical ­Antoine Goléa­ n'avait pas craint d'affirmer: « Deux oeuvres, à la fin du XIXè siècle et au début du XXè, ont profondément marqué le théâtre lyrique : « Pelléas et Mélisande » de Debussy et « Véronique » de Messager.

Contrairement à certaines idées reçues, l'opérette n'est pas un genre mineur, et j'en veux pour preuve cette boutade d'André Messager, à la fin de sa vie : « Décidément, l'opérette est un genre vraiment trop difficile, je crois que je vais maintenant écrire une symphonie ! »

Bien que modeste, sans prétention de vouloir révolutionner l'art du chant, l'opérette apporte un moment de bonheur, de détente et de joie de vivre.

Avec « l'île tranquille », j'ai essayé d'apporter une petite pierre à cet édifice.

 


Henri Loche - 10 août 2008 - Château d'Anglars-Juillac (Lot)

haut de page
retour accueil

 

L'HISTOIRE

Sir Imogène, richissime anglais, original, misanthrope et misogyne, s'est réfugié, avec son valet Archibald, sur l'Ile Tranquille dont il pense être le propriétaire.

Un matin, alors qu'un canot accoste la plage, une ravissante jeune fille, Zoé, en débarque. Elle réclame l'asile politique. Elle s'est enfuie dans la nuit, sur ce canot de sauvetage, du bateau de son père, ministre des carburants, qui voulait la marier contre son gré à un Émir du pétrole. Devant le refus d'Imogène, elle feint un évanouissement.

Celui-ci parti, elle demande au valet de la renseigner sur cet homme irascible. Archibald, dont le vrai prénom est Olive, lui explique que quelques mois plus tôt, il a sauvé Imogène de la noyade et qu'il restera à son service jusqu'à ce qu'il ait assez d'argent pour ouvrir un restaurant à Marseille, sur le vieux port.

Zoé fait alors le tour de l'île et en revient enchantée. Mais pourquoi a-t-elle été suivie ? Or Imogène et Archibald-Olive n'ont pas bougé. Il y aurait donc un intrus ? Tous les trois lui tendent un piège.

C'est un Brésilien, José, qui prétend aussi être propriétaire de l'île. Il travaille pour une compagnie pétrolière et affirme qu'un gisement important se trouve sur cette terre. S'ensuit une discussion animée interrompue par un appel au secours.

Une femme, Églantine, fait irruption, se jette dans les bras de Zoé en criant : "Ma fille, tu es vivante". Elle fait alors le récit de sa tragédie. A la suite d'un violent orage, le feu a pris dans la machinerie du navire qui a coulé rapidement. Elle est la seule rescapée et doit son salut à une planche qui lui a permis d'échouer sur la plage. Parlant avec Imogène ils se découvrent un ancêtre commun.

Églantine s'absente un instant pour prendre une douche mais revient aussitôt en criant : "L'eau est noire, c'est du pétrole". José avait raison. Tous crient : "Nous sommes riches !"

Leur liesse est de courte durée lorsqu'apparait un noir américain qui veut les expulser. Car c'est lui le vrai, le seul propriétaire de cette île que Robinson Crusoé avait léguée à son fidèle Vendredi qui n'était autre qu'un de ses arrière-arrière-grand-pères. D'où son nom : Sam Dee.

Églantine se lance alors dans une scène de séduction pour le calmer. Elle aussi a des ascendants qui ont connu Robinson. C'est la raison pour laquelle elle a prénommé sa fille Zoé.

Tout finira par s'arranger. José dirigera les travaux, Imogène les financera et épousera Zoé et Sam Dee encaissera les bénéfices et les bonnes grâces d'Eglantine.

 

MUSIQUE
Solos, duos, trios, quatuors vocaux alternent au cours de la partition.
Musique légère, enjouée, parfois tendre ou humoristique.
Valse, marche, polka, tango, etc...

 

DECORS, COSTUMES

Décors - Costumes

Une terrasse sur l'île. Table et chaises de jardin. Une balancelle. Un mât. Le tout entouré de verdure.

Tenues d'été de nos jours.


haut de page
retour accueil

 

LIVRET

Une terrasse sur une île. Ciel bleu, palmiers, chaises et table de jardin, une balancelle (ou un banc). Au fond et au milieu de la scène, un mât.

La voix d'Imogène (En coulisse côté jardin) - Archibald !
La voix d'Archibald (En coulisse côté cour) - Yesse sir.
Imogène - Les couleurs
Archibald - Ah! merde, j'avais oublié.
Entrée d'Archibald, qui se dirige vers le mât et hisse le drapeau britannique.
Entrée d'Imogène.
Ils sont tous les deux au garde-à-vous pendant la durée de l'hymne anglais

Les couleurs

Archibald - Votre sir a bien dormi ?
Imogène - Archibald, vous êtes incorrigible !
Archibald -Yesse sir.
Imogène s'installe sur une chaise près de la table. Archibald sort et revient avec un plateau : théière, tasses, etc... Il pose le plateau sur la table et sert le thé. Imogène prend une tasse, l'élève vers son nez. Il hume lentement.
Imogène - Ah! le thé, Archibald, le thé !

Hymne au thé
Imogène
Juste après la famille royale
Archibald
Et bien sûr la livre sterling
Imogène
Et pour tout Britannique loyal
Archibald
Comme pour la dynastie Ming
Imogène
Le seul le vrai Dieu c'est le thé
Rien ne remplace son arôme
O my God quelle volupté
S'empare de tous les atomes
Lorsque l'on déguste le thé
Le seul le vrai Dieu c'est le thé
Thé de Ceylan
Archibald
C'est excellent
Imogène
Le thé de Chine
Archibald
Ça vous caline
Imogène
Vert au Japon
Archibald
Ah! le fripon, ah! le fripon
Imogène
Au fond qu'importe la couleur
C'est toujours le même bonheur
Le seul le vrai Dieu c'est le thé
Archibald
Moi je préfère le café, oui le café
Imogène
Ne blasphémez pas mon ami
Ou bien je vous jette hors d'ici
Vous serez la proie des requins
Vous n'êtes qu'un pâle faquin
Le seul le vrai Dieu c'est le thé
Voulez-vous répéter
Archibald
Le seul le vrai Dieu c'est le thé
Mais je préfère le café.


Imogène - Je crois que nous aurons une journée calme et tranquille comme je les aime.
Archibald - Yesse sir.
Imogène - Inspection !
Archibald prend des jumelles et balaie l'horizon.
Imogène - Le ciel ?
Archibald - Bleu !
Imogène - La mer ?
Archibald - Bleue !
Imogène - La plage ?
Archibald - Déserte. Ah non, sir, je vois un canot.
Imogène - Un canot ?
Archibald - Yesse sir.
Imogène - Vide ?
Archibald - Vide sir
Imogène - Rien alentour ?
Archibald - Des remous dans les buissons.
Imogène - Un coup de semonce, Archibald.
Archibald sort un révolver et tire un coup en l'air.
Imogène - Alors ?
Archibald - Une tête, deux bras, deux jambes.
Imogène - Un homme ?
Archibald - No, sir, une femme.
Imogène - My God !
Voix de Zoé (en coulisse) - Ne tirez pas, ne tirez pas !
Zoé entre, les deux bras levés
Imogène - Que venez-vous faire ici ?
Zoé - Je me suis sauvée, mon père voulait me marier.

Mon père voulait me marier
Zoé
Mon père voulait me marier
Avec un Emir d'Arabie
Il a eu beau me supplier
Je lui ai faussé compagnie
Et me voici car mes amis

REFRAIN
Je veux être libre, libre
Je veux pouvoir vivre, vivre
Sans contrainte
Sans joie feinte
Pour pouvoir être épanouie
Je veux pouvoir rire, rire
Je veux pouvoir dire, dire
N'importe quoi si j'en ai envie
J'en ai envie
Car rien ne vaut la liberté
La liberté
Je veux pouvoir rêver, rêver
Je veux pouvoir flâner, flâner
Me promener
Dans les sentiers
Sans personne, toute seule
Je veux pouvoir chanter, chanter
Je veux pouvoir danser, danser,
Si le cur m'en dit tout à mon gré
Tout à mon gré
Car rien ne vaut la liberté
La liberté.

Me voyez-vous dans un palais
Entouré d'une mer de sable
Avec un gros barbu très laid
Ah non je n'en suis pas capable
Et chaque nuit mourir d'ennui
REFRAIN...


Imogène - Repartez immédiatement ! Cette île m'appartient et je ne pas tolérer aucune présence étrangère.
Zoé - Je vous en prie, je suis perdue.
Imogène - Partez !
Zoé - Et les droits de l'homme et du citoyen ?
Imogène - C'est un invention des révolutionnaires français. Je suis conservateur
Zoé - Je réclame le droit d'asile.
Imogène - D'asile ?
Zoé - D'asile politique, je suis poursuivie par une puissance étrangère pour mes idées libérales avancées.
Imogène - Dehors !
Zoé s'évanouit dans les bras d'Archibald qui la pose délicatement sur la balancelle.
Imogène - Archibald !
Archibald - Yesse sir.
Imogène - Débarrassez-moi par tous les moyens de cette petite lèpre
Archibald - No sir.
Imogène - No ?
Archibald - Pas lèpre, sir, peste.
Imogène - Je vais travailler. A mon retour, je ne veux plus voir cette mangeuse de grenouilles.
Imogène sort. Zoé ouvre les yeux.
Zoé - S'il me prend pour Jeanne d'Arc, le british, il se trompe.
Archibald - Il n'est pas méchant, mademoiselle. Juste un peu dérangé.
Zoé - Noble ou pas, il apprendra à me connaître. Vous vous appelez vraiment Archibald ?
Archibald - Non, mademoiselle. Mon petit nom, c'est Olive. Mais tous ses domestiques, il les a toujours appelés Archibald.
Zoé - Il y a longtemps que vous le connaissez ?
Archibald - Un mois et demi, deux mois.
Zoé - Comment ?
Archibald - Ah! mademoiselle, c'est toute une histoire. J'ai fait tous les métiers : marin, doker, cuisinier, barman et j'en passe... Un jour, je me suis retrouvé sans rien... Je vous dis pas la déprime ! Même que je pensais me suicider un peu.
Zoé - Un peu ?
Archibald - Pas complètement, non, je tiens trop à la vie ! J'étais sur un rivage et je vois une sorte de pingouin dans une barque et qui ramait debout. Je me suis pensé à moi-même celui-là, il ira pas bien loin. Té! à peine que je me l'étais dit : à la flotte. Il criait, il se débattait ! J'ai compris qu'il ne savait pas nager. Alors je me suis tombé la chemise et le pantalon, et à l'eau. Oh! j'ai eu du mal à le ramener... Une fois sur la plage, il m'a dit des choses que j'ai rien compris. Il parlait l'étranger. Quand je lui ai fait recracher toute l'eau qu'il avait avalée, il m'a dit dans son baragouin que j'étais un saint, que je lui avais sauvé la vie et qu'il ferait tout pour moi... Il allait sur une île déserte, avait besoin d'un domestique et m'a proposé la place. Peuchère, j'avais rien, j'ai accepté... Mais c'est bien payé. Je vais rester, euh, six mois, un an ? Et quand j'aurai le gros paquet, je rentre au pays et je m'achète un petit bistrot et je serai tranquille jusqu'à la fin de mes jours. Et dans mon petit bistrot, le Samedi et le Dimanche, on dansera. Et on dansera la Java.

Java
Archibald

REFRAIN
La casquette
Sur la tête
Jusqu'aux yeux
L'regard vache
L'air bravache
Ça fait mieux
On paluche
La greluche
A tout va
Quand on danse
En cadence
La Java.
A trois temps
Doucement
On serre sa cavalière
Min' de rien
L'air câlin
On met les deux mains derrière.
REFRAIN...
On avance à petits pas
En suivant la Java
Sans s'occuper du monde
On prend un air inspiré
Même un peu dégoûté
Pour que la môme fonde
On lui murmure à l'oreille des petits mots d'amour
Et ça marche toujours.
REFRAIN...

Zoé - Vous parlez anglais ?
Archibald - J'essaie. Mais ces gens-là, mademoiselle, ils prononcent pas comme ils écrivent. C'est difficile. Mais je travaille, hein ! Le verbe être, le to be, ça y est, je le connais par cur : je toubis, tu toubis, il toubit, nous toubions, vous toubiez, ils toubient. Impec ! Oh! attention, voilà le sir qui revient.
Zoé se remet sur la balancelle, mollement étendue, les yeux fermés.
Imogène (s'adressant à Archibald) - Alors ? (Archibald fait un geste désignant Zoé. Imogène s'approche d'elle, la fixe intensément.) - C'est vrai qu'elle est jolie ! (Il revient vers Archibald.) - Quel dommage qu'elle soit dotée de la parole !
Dans son dos, Zoé ouvre les yeux et lui tire la langue.
Archibald - Oh, sir, elle ouvre les yeux.
Imogène retourne vers Zoé et lui prend la main.
Imogène - Comment vous vous sentez ?
Zoé (à part vers Archibald) - Par le nez ! (Elle fait un sourire à Imogène.) - Beaucoup mieux grâce à vous et à votre gentillesse.
Imogène - Que désirez-vous ?
Zoé - Prendre un bain et manger.
Archibald - Il n'y a pas de baignoire, mademoiselle, mais dans la cabane par là, une douche vous attend.
Zoé - J'y vais.
Elle se lève et sort de scène.
Imogène - Décidément, Archibald, je ne pas comprendre jamais les femmes. Ah! les femmes !

Ah! les femmes mon cher
Imogène

REFRAIN
Ah! les femmes, les femmes mon cher
Pourra-t'on jamais s'en passer
Elles ont des réflexes pervers
Nous mènent par le bout du nez.

Une grimace ou un sourire
Suffisent à changer notre vie
Souvent leurs yeux semblent nous dire
Peux-tu deviner mes envies ?
REFRAIN...
Vieille matrone, jeune pucelle
Elles arrivent toujours à leurs fins
Nous sommes de pauvres pantins
Dont elles tirent les ficelles.
REFRAIN...
La résistance serait vaine
Elles auront toujours raison
Ne nous en donnons pas la peine
Vous dites oui ell' disent non.
Ah! les femmes, les femmes mon cher
Pourra-t'on jamais s'en passer ?
Non !


Imogène - Mais que fait-elle ? Elle s'est perdue ?
Archibald sort de scène et revient avec un plateau comportant une collation pour Zoé.
Archibald - No sir, la voici.
Zoé entre.
Zoé - Quelle merveille, quel paradis !

Le Paradis
Zoé

D'être enfin libre
Je me sens ivre
D'une joie éternelle
Ah que la vie est belle
Je suis heureuse
Même rieuse
La nature me délivre
Qu'il est bon de vivre

REFRAIN
Le paradis oui
C'est ici
Dans l'île
Tranquille
Tout n'est que rêve
Sans trêve
Futile
Dans l'île.
Même les fleurs vous interpellent
Et leurs senteurs semblent irréelles.
Dans la nature
Murmure
Une brise
Exquise
Le paradis oui
C'est ici
Dans l'île
Tranquille.

Tout vous enchante
Les oiseaux chantent
Une douce musique
Aux harmonies magiques
Les vagues dansent
Tout en cadence
Et font des bonds immenses
Ah! mon Dieu quelle chance.

REFRAIN...

Imogène - Vous avez promené vous dans l'île ?
Zoé - Vous le savez bien puisque vous m'avez suivie.
Imogène - Moi ! Pas du tout.
Zoé - Alors c'est Archibald ?
Archibald - Je n'ai pas bougé d'ici, mademoiselle.
Zoé - Je suis sûre que quelqu'un m'a suivie. C'était même pour moi un jeu. Je courais, je me cachais. Je reprenais ma course sur l'île.
Imogène - Quelqu'un d'autre serait ici ? Allez voir, Archibald.
Zoé - Attention, c'est peut-être dangereux. Sans doute un espion de l'Emir qui me cherche. Soyons prudents, ne risquons pas un mauvais coup.

Soyons prudents
Zoé, Imogène, Archibald

REFRAIN
Soyons prudents
Restons vigilants
Les mauvais coups
Surtout pas pour nous.
Zoé
C'est un espion de l'Emir j'en suis sûre
Imogène
De votre espion moi je n'en ai cure.
REFRAIN...
Zoé, Imogène, Archibald
Ah quel culot quel toupet quelle audace
Tous ces mystères ces complots ça m'agace
REFRAIN...
Zoé
Il nous faudrait lui préparer un piège
Imogène
Et pourquoi pas soutenir un siège ?
REFRAIN...

Zoé - S'il m'a suivie, il ne doit pas être loin d'ici. Cachez-vous à proximité. Je vais l'attirer et dès qu'il se montrera vous interviendrez.
Imogène - Soyez prudente, mademoiselle.
Zoé - Zoé, je me prénomme Zoé.
Imogène - Soyez prudente, Zoé.
Imogène et Archibald sortent. Zoé parcourt la scène, se cache, revient, etc. Au cours de cette pantomime, on aperçoit la tête de José.

Pantomime

José entre en scène suivi d'Imogène et d'Archibald qui le menace de son révolver.
Imogène - Qui êtes-vous ?
José - José Pereira y Gonzalès y Garcia y Cordoba.
Archibald - A vos souhaits !
José - Je suis brésilien.
Zoé - C'est ça ! Vous êtes brésilien, vous avez de l'or et vous venez de Rio de Janeiro. Offenbach nous a déjà fait le coup.
José - Qué Offenbach ?
Zoé - Non, rien.
Imogène - Que faites-vous ici ?
José - Je n'ai pas d'or, je cherche du pétrole, de l'or noir, si vous préférez.
Imogène, Zoé, Archibald - De l'or noir ?

L'or noir

José
Je cherche partout du pétrole
De l'or noir si vous préférez
Zoé, Imogène, Archibald
Du pétrole
De l'or noir
José
C'est une entreprise un peu folle
Mais je peux toujours espérer.
Zoé, Imogène, Archibald
Du pétrole
De l'or noir
José
Je connaîtrai la vie facile
On me respectera partout
J'élirai domicile
Dans les lieux les plus fous
Même les Grands seront dociles
Avec de l'argent on peut tout
Zoé, Imogène, Archibald
C'est un peu fou
Il est fou
C'est un fou
José
Oui j'aurai beaucoup de pétrole
De l'or noir si vous préférez.
Zoé, Imogène, Archibald
Du pétrole
De l'or noir
José
C'est une entreprise un peu folle
Mais je veux toujours espérer
Zoé, Imogène, Archibald
Du pétrole
De l'or noir

Imogène - Pour qui travaillez-vous ?
José - La R.A.T.P.
Zoé - Vous êtes venu par le métro ?
José - Qué métro ?
Zoé - Non, rien.
Imogène - Qu'est-ce que la R.A.T.P. ?
José - Recherche Aérospaciale et Transactions Pétrolières.
Imogène - Pourquoi venir ici ?
José - Je suis propriétaire de l'île.
Imogène - Quoi ?
José - Voici l'acte de propriété.
Il sort un dossier, le tend à Imogène.
Imogène - My God, le propriétaire, c'est moi.
José - Lisez l'acte.
Imogène lit, tend le dossier à Archibald, qui lit à son tour et passe le dossier à Zoé.
Zoé - Ah! Ah!
José - Qué Ah! Ah! ?
Zoé - Ce document n'est pas valable !

Le document
Zoé, José, Imogène, Archibald

Ce document n'est pas valable
Parce qu'il y manque un cachet bis
Le cachet de Sa Majesté
L'Empereur des îles du sable.

Vous n'êtes qu'un escroc, une pâle crapule
Un être ridicule

La signature est illisible
Je vois beaucoup de mots barrés bis
Des noms propres sont raturés
Ah tout cela devient risible

Oui tout cela devient risible, risible.

Imogène - Vous êtes une imposteur !
José - Ma qué ?
Imogène - Taisez votre bouche. Asseyez-vous sur cette chaise et n'en bougez plus. Archibald.
Archibald - Yesse sir.
Imogène - Cherchez des cordes pour ficeler cet individu, et jetez-le du haut de la falaise pour qu'il soit mangé par les requins.
Voix d'Eglantine en coulisse- - Au secours ! Au secours !
Imogène - Allez voir, Archibald.
Archibald - Yesse sir.
Voix d'Eglantine - Au secours !
Archibald sort et revient en soutenant Eglantine, qui a les yeux fermés. Il l'aide à s'asseoir sur une chaise. Elle ouvre les yeux.
Eglantine - Zoé !
Zoé - Maman !
Imogène - My God !
Zoé se précipite dans les bras d'Eglantine.
Zoé - Maman !
Eglantine - Ma Zoé, ma petite Zoé !
Zoé - Que t'est-il arrivé ?
Eglantine - Ah! c'est une horrible histoire, un naufrage, l'Apocalypse !


Récit d'Eglantine
Eglantine

Je me suis retrouvée
Dans la mer abandonnée, désemparée
En m'accrochant comme une folle
A la moindre babiole
Dans la nuit profonde
Une voix gronde sur les ondes
C'est le vent qui s'emballe
En rafales
Et se brise en un fracas
Etourdissant quels dégâts !
Puis survient soudain une accalmie
Je me sens mieux, ragaillardie
Grâce à ma bouée
Je suis sauvée
Et le courant m'entraîne ici
Dieu merci !
J'ai oublié d'écrire une lettre à Elise
Fais m'y penser chère Zoé
Tu sais comme elle est susceptible
Je ne voudrais pas la froisser
Cela serait horrible
Mais je ne sais plus ce que je dis
Je divague et m'étourdis
J'en suis à mon premier naufrage !

Zoé - Sir Imogène, je vous présente Maman : Madame Durand-Martin. (Imogène s'incline.) - Maman, je te présente Sir Imogène, mon bienfaiteur. Il est amoureux de moi, mais il ne le sait pas encore.
Imogène - Moi ?
Zoé - Oui, vous, c'est écrit !
Imogène - C'est écrit dans le ciel, peut-être ?
Zoé - Non ! Dans le scénario, page 12. Vous ne l'avez pas lu ? (A part )- Quel manque de conscience professionnelle !
Eglantine - Pardonnez l'impertinence de ma fille. Nous sommes toutes comme ça dans la famille, de mon côté. Si je suis Durand-Martin, je suis née Eglantine de Valmondois.
Imogène - De Valmondois ? Comme c'est curieux ! Ma mère, qui était française, s'appelait aussi de Valmondois.
Eglantine- Thérèse ?
Imogène - Oui, Thérèse.
Eglantine - C'était ma grand'tante. Mais alors, nous sommes parents ! Dans mes bras mon cousin !
Ils tombent dans les bras l'un de l'autre et se congratulent.
Imogène - Mais vous devez être épuisée après ce naufrage. Voulez-vous manger ?
Eglantine - Non merci, je désirerais prendre un bain.
Zoé - Pas de baignoire ici, maman, mais une douche. Je vais t'y conduire.
Eglantine- Veuillez m'excuser.
Zoé et Eglantine sortent.
Imogène - Il faut nous occuper de lui. (Il désigne José)
Zoé revient
Zoé - Vous n'allez tout de même pas le jeter aux requins ?
Imogène - Il le mérite pourtant.
Zoé - Imogène !
Entrée d'Eglantine
Eglantine - Impossible de se laver. L'eau est noire et grasse. On dirait du pétrole. Allez voir !
José - Por favor, permettez que j'y aille ?
Imogène - Accompagnez-le, Archibald.
Archibald - Yesse sir
José et Archibald sortent et reviennent précipitamment.
José - C'est du pétrole, j'étais sûr qu'il y en avait sur l'île. J'ai enfin trouvé du pétrole !


L'or noir
José

J'ai enfin trouvé du pétrole
De l'or noir si vous préférez
Zoé, Imogène, Archibald
Du pétrole
De l'or noir
José
C'est une entreprise un peu folle
Mais j'ai eu raison d' espérer.
Zoé, Imogène, Archibald
Du pétrole
De l'or noir
José
Je connaîtrai la vie facile
On me respectera partout
J'élirai domicile
Dans les lieux les plus fous
Même les Grands seront dociles
Avec de l'argent on peut tout
Zoé, Imogène, Archibald
C'est un peu fou
Il est fou
C'est un fou
José
Oui j'aurai beaucoup de pétrole
De l'or noir si vous préférez.
Zoé, Imogène, Archibald
Du pétrole
De l'or noir
José
C'est une entreprise un peu folle
Mais j'ai eu raison d' espérer
Zoé, Imogène, Archibald
Du pétrole
De l'or noir

José - J'ai réalisé le rêve de ma vie.
Imogène - N'oubliez pas que l'île est à moi et que le pétrole est mon pétrole.
José - Oh! sir, je vous en prie, laissez-moi m'en occuper, l'exploiter !
Imogène - Ah quel titre ?
José - Au titre que vous voudrez. Logez-moi, nourrissez-moi, je ne demande rien d'autre, mais laissez-moi m'occuper de l'or noir.
Imogène - Je me méfie de ceux qui ne veulent rien, qui ne demandent rien, ce sont ceux, en définitive, qui exigent le plus.
Eglantine - Vous en discuterez plus tard, mon cousin. Ces palabres me tuent. Pensez que j'ai fait naufrage, que le père de Zoé, dont je suis divorcée depuis longtemps, a disparu. Ça vaut mieux pour lui, d'ailleurs. Il a été ministre des carburants et risquait une mise en examen... Profitons de ce bel après-midi... Sentez-vous cet air parfumé qui vous envahit, et cette brise légère, comme un balancement qui semble rythmer nos corps en une danse lascive... C'est le tango tanguant.

Tango tanguant
Eglantine, Zoé, José, Archibald, Imogène

C'est le tango tanguant
Qu'on danse en s'enlaçant
Tout en se balançant
Dans le soleil couchant
C'est le tango tanguant
Qu'on danse en balançant
Tout en se déhanchant
Jusqu'au soleil levant

Et les yeux
Dans les yeux
Et les corps
Sans effort
Doivent se serrer très fort
Trois petits pas et deux grands pas
Et l'on tend brusquement le bras
En se penchant avec ivresse
Puis en tournant on se redresse
On s'abandonne tendrement
Les yeux fixés au firmament
Et lorsque le regard se voile
On croit grimper jusqu'aux étoiles

C'est le tango tanguant
Qu'on danse en s'enlaçant
Tout en se balançant
Sous le soleil couchant
C'est le tango tanguant
Qu'on danse en s'avançant
Tout en se déhanchant
Même en reculant

Et les yeux
Dans les yeux
Et les corps
Serrés fort
C'est ça le vrai tango tanguant.

Imogène - Vous avez raison, Eglantine. Profitons de cette belle journée qui s'annonce calme et sereine.
Sam Dee entre brusquement.

Récit de Sam Dee
Sam Dee

Haut les mains
Surtout que personne ne bouge
Ou je me fâche tout rouge
L'île est à moi, rien qu'à moi
Mais souffrez que je m'explique
Sans réplique, sans réplique.
Celle-ci appartenait
Au sieur Robinson Crusoé
Et juste avant de décéder
Le brave homme alors décidait
D'en faire don à Vendredi
Vendredi c'était le papy du papy
De papa
Qui me baptisa
Baptisa Samedi
Oui Samedi
Moi ça me dit
Ne le trouvez-vous pas ?
Et c'est ainsi que je devins l'héritier
Et le seul héritier de Vendredi
Qui mourut un Dimanche.
Comprenez-vous ce que je dis ?
Vos figures deviennent blanches
Vous avez tous l'air ahuri !
L'île est à moi et rien qu'à moi.
Je veux en faire un paradis d'amour, de joie
Je n'oublie pas, ô certes pas
La générosité
L'esprit de Vendredi
L'île est à moi
Et tout à moi.

Sam Dee - Permettez que je me présente : Sam Dee, Sam mon prénom, Dee mon nom. Je suis professeur de droit international à l'Université de Harvard. Je parle couramment l'anglais, bien sûr, l'allemand, le français, l'espagnol, le russe et j'ai quelques notions de chinois.
Archibald - Tout de même !
Sam Dee - Je me bats depuis des années pour faire reconnaître mon droit de propriété de cette île. La cour internationale de La Haye vient enfin de me donner satisfaction. Voici une photocopie du jugement. Je vous laisse jusqu'à demain midi pour évacuer l'île.
Imogène - My God !
Archibald - Ah! merde !
Zoé - Ce n'est pas possible !
José - Mon pétrole !
Eglantine - Ne nous affolons pas. Sachez, monsieur, que nous venons de découvrir un gisement de pétrole.
Sam Dee - Il est à moi.
Eglantine - Certes ! Mais avez-vous les moyens de l'exploiter ? Sir Imogène les a, lui, et nous avons un spécialiste hautement qualifié à notre service. Il suffit de réfléchir calmement et tout peut s'arranger. Il y a aussi d'autres raisons que je vais vous expliquer... Mes enfants, profitez de cette soirée splendide, allez vous baigner et laissez-moi seule avec Monsieur. (Zoé, Imogène, José et Archibald sortent. Eglantine s'installe sur la balancelle.) - Venez vous asseoir près de moi. (Sam Dee la rejoint.) - Ce que je vais vous dire est confidentiel. Même Zoé, ma fille, l'ignore. Vous comprendrez, j'en suis sûre, notre attachement à l'île... Vous avez de beaux yeux, vous savez !
Sam Dee - Je sais !
Eglantine - Voici. Une des mes arrière-grand'mères a eu une liaison sans lendemain avec Robinson. Et savez-vous pourquoi j'ai prénommé ma fille Zoé ?
Sam Dee - Non.
Eglantine - En souvenir de cette liaison. Je ne pouvais l'appeller Robinson ou Crusoé. Alors j'ai choisi la dernière syllabe : Zoé.
Sam Dee - C'est astucieux.
Eglantine - Je suis très astucieuse. La conduite de cette arrière-grand'mère volage vous choque peut-être ? Mais à l'époque il suffisait de peu de choses pour faire tourner la tête des jeunes filles. Une simple polka, par exemple.


La sacré polka
Eglantine

La polka, la sacrée polka
Que dansaient nos grand'mères aux lilas
Parfois
Dans les bras d'un soldat
Gentil piou-piou
Au regard doux, doux, doux, doux,
Et neuf mois après la polka
On allait accoucher d'un bébé joufflu
Grassouillet tant et plus
Qui devenait à petits pas
Notre papa
C'est ça la polka
Ah! qu'il était doux ce temps-là
Celui de la polka
La polka de grand'papa
On dansait
On s'étourdissait
En rêvant
Tendrement
Plus rien ne comptait
Que le rythme qui vous prenait
Vous berçait
Et vous envahissait.
La musique
Devenait magique
On pensait
Que jamais
On n'arrêterait.
Et les yeux dans les yeux
Mon Dieu qu'on était heureux
La polka, la sacrée polka
Qui a fait chavirer les curs les plus froids
Dans les bras d'un beau gars
Un peu filou
Au regard doux, doux, doux, doux
Mais bien sûr ils ne savaient pas
Que la guerre
Un beau jour
Les séparerait
Et certains pour toujours.
Heureusement ils ne vivaient
Que leur amour
C'est ça la polka.
Ah qu'il est donc loin ce temps-là
Celui de la polka
La polka de grand'papa.

Sam Dee - Les dates ne correspondent pas.
Eglantine - Quoi les dates ? Qu'est-ce que ça veut dire, les dates ? Ça ne prouve rien. D'abord, ça change tout le temps.
Sam Dee - Je ne crois pas un mot de ce que vous dites, mais vous le dites si bien que je n'ai pas la force de vous contredire.
Eglantine - Venez, je vais vous faire visiter l'île.
Ils sortent. Archibald apparaît dès leur départ.
Archibald (s'adressant au public) - J'étais pas très loin, j'ai tout entendu. Elle est forte celle-là, hein ! Vous avez vu comme elle te l'a embobiné, le Ricain ? J'aime mieux être à ma place qu'à la sienne ! Té! Voilà Zoé et sir Imogène qui reviennent par ici, et bras-dessus bras-dessous. Soyons discrets, laissons-les.
Il sort. Zoé et Imogène entrent.

I love you
Imogène et Zoé

REFRAIN
I love you
My darling
Dans vos yeux
Je vois la vie en bleu
So charming
My darling
God bless you

Quand je suis dans vos bras
Plus rien ne compte ici-bas
Le temps semble s'envoler
Et s'effacer
Le bonheur m'envahit
Je suis comme au Paradis
Et tout en vous me séduit
Oh! oui, oui.
REFRAIN...
Quand on aime
Comme on s'aime
Mon Dieu quel bonheur
La tendresse
L'allégresse
Font battre nos curs
Notre amour
Désormais chaque jour
Nous unira pour toujours
Et l'ivresse
Des caresses
Brûlera nos corps
Des promesses
De liesse
Je vous dis encore
Notre amour
Désormais
Nous unira pour toujours.
REFRAIN...

Ils s'embrassent et sortent. Archibald revient.
Archibald - Eh bé ! Jeanne d'Arc est oubliée. C'est l'entente cordiale, et même plus que cordiale. Tiens, les autres maintenant, et aussi bras-dessus bras-dessous. Ça serait pas contagieux, des fois ?
Il sort. Eglantine et Sam Dee entrent enlacés.

J'aime que tu m'aimes
Eglantine

REFRAIN
J'aime
Que tu m'aimes
Si je t'aime
Même
Si je t'aime
Pour moi-même
Si l'amour est enfant de bohême
Il reste pour moi le plus beau de tous les poèmes.

Sam Dee
Oui! rien n'est plus beau que l'amour
Quand il appelle on accourt
On est surpris
Il nous ravit
Eglantine
On s'y laisse prendre toujours
On lui répond sans détours
Je crois en lui
Demain aussi
Plus qu'aujourd'hui
REFRAIN...
Sam Dee
Ferme les yeux
Ne pensons qu'à nous deux
Toi pour moi
Moi pour toi.
Eglantine
Ah! quel bonheur
De sentir que nos curs
Sont plus forts
Que la mort
Ils battent à l'unisson
Ah! mon Dieu que c'est bon
D'aimer ainsi
Et de savoir qu'on m'aime aussi
Sam Dee
Oui que c'est bon
D'aimer ainsi
REFRAIN...

Ils s'embrassent et sortent. Retour d'Archibald.

Archibald - Eh! bien dites ! Ça traîne pas, hein ! Il manquerait plus que je me mette en ménage avec le brésilien ! Peuchère ! Ça risque pas, c'est pas ma religion... Si j'ai tout compris, le pétrole est à Sam Dee, c'est sir Imogène qui finance et José qui exploite. D'ici à ce qu'on me paie en actions, y a pas loin ! C'est pas un petit bistrot que je vais m'acheter, c'est un hôtel quatre étoiles ! Pour peu que les autres ils fassent des petits, y aura de quoi loger tout le monde !... Dire qu'on était que deux ici ce matin ! Avec les françaises, le brésilien et l'américain, c'est devenu une annexe de l'ONU !... Ça va vite. C'est la vie qui va vite, qui tourne comme un manège. Le vieux manège de la vie... On ne sait jamais combien on a de tours à faire...

Vieux manège
Archibald

Tourne, tourne, vieux manège
Dans le vent, la pluie, la neige
Tourne toujours, toujours
Tourne au rythme de la terre
Tourne dans l'atmosphère.


Pendant le chant d'Archibald, tous les personnages entrent et tournent autour du mât, comme sur un manège.

Compliment
Tous

Vous avez été formidables
De nous écouter si longtemps
Vous êtes vraiment trop aimables
Et nous vous disons simplement :
Veuillez accepter nos remerciements
Et nos applaudissements.

haut de page
retour accueil