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 25 mai 2007 - Prayssac - au cinéma - 21h

« Ciné - Concert »

Karol BEFFA   
accompagne au piano en création le film

L'AURORE     de F.W. MURNAU

 

Dégustation Vin de Cahors et Foie gras

Prix des Places : plein tarif 15 euros, tarif réduit 12 euros
Réservation : Office de Tourisme de Prayssac : 05 65 22 40 57

Ciné - Concert
Le Film
L'auteur
Le Compositeur
La Dégustation

 

  CINE-CONCERT

Le cinéma est né le 28 décembre 1895, à Paris, lors de la première présentation publique du cinématographe Lumière. La programmation de cette soirée était composée de quelques courts métrages muets, tournés par les frères Lumière eux-mêmes, dont L'Arrivée d'un train en gare de la Ciotat (qui a provoqué la panique dans la salle car les spectateurs ont vu ce train qui leur arrivait dessus !), Sortie d'usine, Repas de bébé, l'Arroseur arrosé (qui est devenu un film emblématique)... Pourtant, dès ce début, le cinéma ne fut pas muet au sens strict : il n'y avait pas de sons synchronisés avec les images, c'est vrai, cependant un bonimenteur était présent pour narrer ou expliquer les images qui défilaient. Ce dernier est l'ancêtre de la voix du narrateur filmique, la voix-off. Comme les premiers films furent souvent présentés dans le cadre du vaudeville, un pianiste et parfois même un orchestre pouvait aussi accompagner le film. Il y avait donc déjà une trame musicale et une voix-off dès le début du cinéma.

En réalité le cinéma a besoin de la musique car elle assure une fluidité, une liaison, elle donne une profondeur, une atmosphère, bref la musique ajoute une dimension à l'image.

Avec son goût prononcé pour le timbre et l'harmonie, avec son sens rigoureux de la construction, le jeune et brillant compositeur Karol BEFFA est l'illustrateur musical idéal du chef d'oeuvre du cinéma : L'Aurore de F.W Murnau.

Assister à un ciné-concert est une expérience toujours surprenante et mémorable car, à cette occasion, on se replonge dans le passé et on vit vraiment la projection de chefs d'oeuvre du muet dans les conditions des spectateurs de l'époque.

La présence d'un musicien en chair et en os et l'audition de sa musique en accompagnement restituent l'expérience d'un film muet en salle à ses origines premières, en même temps qu'elle nous convie à un spectacle vivant.

Ainsi l'émotion est plus forte que dans le cas d'une projection classique puisque, l'élément humain prenant sa place au coeur de l'événement lui-même, le public se trouve magiquement transporté du passé au présent et du présent au passé, sur le tapis volant des images et des sons.

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  LE FILM

"L'Aurore de Murnau est le plus beau film du monde" (François Truffaut)


(Sous titre : "Le chant de deux êtres humains")

Cette histoire de l'homme et de sa femme est de nulle part et de partout. On peut l'entendre n'importe où et n'importe quand. Partout où le soleil se lève et se couche, dans le tourbillon fou de la ville ou à la ferme, avec le ciel en guise de toit, la vie est toujours la même : parfois amère, parfois douce.

1 - Le contexte : Quand L'Aurore sort en 1927, le cinéma muet a atteint son apogée. Des cinéastes tels que Griffith et Chaplin aux États-Unis, Abel Gance et Raymond Bernard en France, ou Robert Wiene et Fritz Lang en Allemagne ont en effet propulsé ce qui n'était, au début, qu'un nouveau medium propre à divertir les foules en un art populaire. Avec L'Aurore, Murnau va encore plus loin, cristallisant en un seul film le pic et le chant du cygne du "genre".
     Il y a peu de films qui aient autant compté dans l'histoire du Septième Art que cette histoire universelle d'amour, de trahison et de pardon. A partir d'une trame assez classique, Murnau, l'un des cinéastes phare de l'expressionnisme allemand, alors au sommet de sa gloire, réalise une oeuvre démesurée, extrêmement belle et poétique, et d'une modernité époustouflante.

2 - Fiche technique : USA - 1927 - durée 1h37 - Noir et Blanc - Muet.
         Réalisateur : Friedrich Wilhelm Murnau.
         Scénario : Karl Mayer d'après le roman Le voyage à Tilsitt de Herman Sudermann.
         Interprètes : George O'Brien, Janet Gaynor, Bodil Rosing, Margaret Livingstone, J. Farrel MacDonald, Ralph Sipperly, Jane Winton.
         Photo : Karl Struss, Charles Rosher.

3 - L'histoire : C'est le temps des vacances. A la campagne, un jeune fermier délaisse son épouse pour une femme venue de la ville, qui l'entraîne à fomenter un meurtre : il noiera son épouse lors d'une promenade en barque, flottera jusqu'à terre grâce à des roseaux et maquillera le crime en accident. Le moment venu, la terreur de sa fragile victime fait reculer le mari qui ramène la barque à la rive. La femme fuit, poursuivie par l'homme qui essaye de se faire pardonner. Un tramway les emmène en ville où le jeune couple brisé amorce un timide rapprochement que vient cimenter la spiritualité d'une noce à laquelle ils assistent. Bientôt, la jeune femme, rassérénée, entraîne son mari à travers les plaisirs de la ville : ils expérimentent un salon de coiffure et vont se faire photographier avant d'aller s'amuser dans un Luna Park. Lors du retour romantique en barque, le couple est pris dans une tempête. Lui est sauvé, mais toute la communauté cherche l'épouse qui dérive, accrochée aux roseaux qui devaient aider au meurtre. La pensant morte, son mari, désespéré, veut tuer la femme de la ville venue le relancer quand on lui crie qu'on a retrouvé l'épouse : elle vit. L'aurore verra les retrouvailles aimantes du couple, pendant que la femme de la ville retourne chez elle.

4 - Commentaires :
     "L'atmosphère de ce film est si stylisée que l'action peut se situer pratiquement n'importe où. Une telle poésie, une lumière si délicate enveloppent le film qu'on est persuadé, dès les premières minutes, d'assister à un chef d'oeuvre indiscutable du cinéma. Murnau a confronté avec génie les mondes opposés de la ville et de la campagne, dont il joue mélodiquement, tout comme il interprète les lieux de diverses manières selon que ses héros les traversent sous l'accablement, la joie ou la terreur..." (Roger Boussinot)
     "... son sens souverain des plans et des mouvements de la caméra, des éclairages et des valeurs de ton, sa maîtrise de la composition et du rythme des images..." (Lotte H. Eisner)
     "Il y a dans ce film une adéquation parfaite entre la forme et le contenu, à telle enseigne que chaque épisode, même projeté séparément, acquiert une densité exceptionnelle. Ce qui frappe le plus le spectateur, c'est la perfection avec laquelle Murnau s'accommode de scènes prosaïques et sait en exprimer le sublime." (Jean Dormachi)
     "...L'esthétisme raffiné de Murnau a modelé les éclairages, les décors, le jeu des acteurs dans une constante volonté de composition, qui n'est pas sans rappeler les photographes d'art 1900. La maîtrise des mouvements d'appareil est étourdissante..." (Georges Sadoul)
     "... L'oeuvre la plus symphonique, la plus synthétique, la plus cosmique et en définitive la plus lumineuse de Murnau..." (Jacques Lourcelles)      

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  L'AUTEUR

Friedrich Wilhelm Murnau 28/12/1880-11/03/1931)

Friedrich Wilhelm Murnau, de son vrai nom "Plumpe", est né le 28 décembre 1888 à Bielefeld (il a changé son nom en Murnau, choisi en souvenir de la colonie d'artistes rencontrée dans cette ville de Haute Bavière)

Comme un grand nombre de réalisateurs allemands, il vient du théâtre où il a été l'assistant de Max Reinhardt.

Ses premiers films comme Satanas ou Januskopf (d'après Stevenson) se situent dans le courant expressionniste, alors en vogue.

Mais Nosferatu rompt avec les décors stylisés à la Caligari : Murnau choisit pour cette adaptation du Dracula de Bram Stocker (on a changé le nom pour des raisons de droits) de tourner l'action en décors naturels. Film admirable, avec son château hanté, le port où débarquent les rats (oeuvre prémonitoire de l'avènement d'Hitler, a-t-on dit), la petite ville et le monstre lui-même, qu'interprète Max Schreck avec son crâne chauve et ses dents de vampire. D'André Gide à Jean Mistler en passant par Simone de Beauvoir, combien d'écrivains ont noté l'impression que leur causa cette "symphonie de l'horreur"...

Murnau changea totalement de registre avec Le dernier des hommes. Un portier d'hôtel, devenu trop vieux, était relégué comme préposé aux toilettes. Il devenait "le dernier des hommes". Le film, sur un scénario de Carl Dreyer et des images de Karl Freund, fit une si forte impression que Murnau fut invité par la Fox à Hollywood. Il y tourna son chef-d'oeuvre : L'Aurore.

Tabou fut entrepris en collaboration avec Flaherty. On y retrouvait cette constante nostalgie de la nature, comme si, avec cette île des mers du Sud, la trajectoire entamée avec les prairies de la Baltique dans Nosferatu trouvait son parfait aboutissement. Murnau se tuait en effet, le 11 mars 1931 dans un accident d'automobile.   

(Jean Tulard Le dictionnaire des réalisateurs)

"Licencié en philosophie, Murnau apporte à la vision cinématographique une conception intellectuelle de la vie, la recherche spirituelle d'une autre ambiance." (Roger Boussinot)

Murnau a écrit dans un article de Theatre Magazine de janvier 1928, aux USA :

"J'aime la réalité des choses, mais jamais sans y ajouter de la fantaisie ; il faut que l'une se superpose à l'autre. N'en est-il pas ainsi dans la vie, avec toutes les réactions humaines et nos émotions ? Nous avons nos pensées et aussi nos actions. James Joyce présente tout cela bien efficacement dans ses oeuvres : il dépeint d'abord ce que l'on pense et ensuite il l'équilibre avec l'action même. Après tout, la pensée est le motif profond de cette action."

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  LE COMPOSITEUR

Karol BEFFA

De nationalités française, polonaise et suisse, Karol Beffa, né en 1973, mène parallèlement études générales et études musicales après avoir été enfant acteur entre sept et douze ans (il a notamment interprété Mozart à huit ans dans le téléfilm de Marcel Bluwal). Reçu premier à l'Ecole Normale Supérieure (Ulm), il étudie l'histoire (licence), l'anglais (maîtrise), la philosophie (Master à l'Université de Cambridge) et les mathématiques : il est diplômé de l'Ecole Nationale de la Statistique et de l'Administration Economique (ENSAE).

Entré au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en 1988, il y obtient sept premiers Prix (harmonie, contrepoint, fugue, musique du XXe siècle, orchestration, analyse, improvisation au piano) et le Prix d'accompagnement vocal. Reçu premier à l'Agrégation d'éducation musicale, il enseigne à l'Université Paris IV-Sorbonne puis à l'Ecole Polytechnique. Il a été également chargé d'un cours d'orchestration et de composition au Conservatoire du XVIIIe arrondissement. Il a obtenu en 2003 le titre de docteur en musicologie en soutenant une thèse de doctorat portant sur les Etudes pour piano de György Ligeti. Depuis 2004 il est Maître de Conférence à l'Ecole Normale Supérieure (Ulm).

Pianiste, il s'est produit en soliste avec orchestre à sept reprises et a joué à la salle Cortot, à la salle Gaveau, à l'Auditorium Saint-Germain, au Festival de Radio-France Montpellier. Par ailleurs, il se produit régulièrement en concert en accompagnant des films muets : à l'auditorium du musée d'Orsay, au Forum des Images, au cinéma du Panthéon.

Compositeur, ses oeuvres ont été jouées en France (salle Pleyel, théâtre du Châtelet, auditorium Olivier Messiaen), en Allemagne, en Italie, en Grande-Bretagne, en Russie, aux Etats-Unis et au Japon par des ensembles aussi célèbres qu'A Sei Voci, la Maîtrise de Radio France, les Cambridge Voices, et les plus grands orchestres (Orchestre Philharmonique de Radio France, Orchestre de l'Opéra de Lyon, Orchestre de Bretagne, Orchestre National des Pays de la Loire, Orchestre de Bayonne, Orchestre de Pau). En 2000, la Biennale Internationale des Jeunes Artistes de Turin (BIG Torino 2000) l'a sélectionné pour représenter la France. En 2002, il était le plus jeune compositeur français programmé au Festival Présences. Pour l'année 2004, le festival Musique en Tréfilerie lui a consacré une rétrospective et le salon d'honneur des Invalides un portrait sous forme de deux concerts. Commande Musique Nouvelle en Liberté, son oeuvre Fictions a été jouée dix fois par l'Orchestre National des Pays de la Loire. En juillet de la même année, un oratorio-ballet sur la vie de Marie-Madeleine est entendu à la Sainte-Baume (Var). En septembre, il est l'invité des frères Capuçon à leur festival à Chambéry.

Karol Beffa est boursier de l'Institut de France en composition (2001), lauréat de la Fondation Lili et Nadia Boulanger (2001), boursier de l'Académie musicale de Villecroze et lauréat de la Fondation Natexis (2002). En 2005, il a été finaliste du concours international de composition de Prades.

En 2006 est paru un CD enregistré par la pianiste Lorène de Ratuld avec, en hommage à Henri Dutilleux (pour ses 90 ans), sa sonate, ainsi que l'intégrale des oeuvres pour piano de Karol Beffa : Sillages, Six études et Voyelles. (Label Ame Son - distribué par Codaex - réf : ASCP 0505). Sont parus également en 2006 les CD suivants : "Tenebrae" avec la pièce "Metropolis" de Karol Beffa pour alto et piano (Anaud Thorette - alto et Johan Farjot - piano) paru chez Accord. "Inventions" avec les "Masques I et II" de Karol Beffa pour violon et violoncelle (Renaud et Gauthier Capuçon) paru chez Virgin Classics. "Debussy en miroir" avec "3 études pour piano" de Karol Beffa (Dana Ciocarlie) paru au Triton.

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  LA DEGUSTATION

Château Fantou

Le Château Fantou est une très vieille propriété que les ALDHUY travaillent depuis plusieurs générations, sur la commune de Prayssac, dans l'aire d'Appellation Cahors Contrôlée.

Depuis 1870, date à laquelle Auguste Aldhuy a  construit la maison et le corps de ferme sur des terres familiales, quatre autres générations ont restructuré et agrandi le vignoble de Fantou et ses chais.

En 1980, Annie et Bernard Aldhuy s'installent sur la propriété qui compte alors 8 ha. En 1995, l'exploitation s'étend sur 15 ha.

C'est en 2002 que la 5ème génération vient s'impliquer dans la propriété : Aurélie Aldhuy, la fille, s'installe accompagnée de Loïc. Les plantations continuent en 2003 et 2004 et augmentent la surface exploitée à 25 Ha de vignes.

Une situation géographique exceptionnelle, à mi-chemin de l'Océan Atlantique et de la mer Méditerranée, fait du vignoble de Cahors un lieu privilégié, depuis des siècles,  pour la culture de la vigne à l'abri des excès du climat.

    Un climat tempéré, un automne traditionnellement ensoleillé sont autant d'atouts permettant d'obtenir une maturation parfaite des raisins et une récolte de qualité. Le terroir est harmonieusement réparti entre les causses calcaires composés de pierrailles et d'argile et la vallée du Lot aux terrasses d'alluvions.

 Le principal cépage est le Malbec localement appelé "Cot noir" ou "Auxerrois", il représente 80% de l'encépagement total de la propriété. C'est lui qui confère à notre Cahors son type tannique et long en bouche, sa couleur intense et son aptitude au vieillissement.

Le Merlot noir, à concurrence de 20%, complémente le Malbec et apporte rondeur, gras et moelleux au vin.

 Domaine de Fantou
Annie et Bernard ALDHUY

46220 Prayssac
Tél: 05-65-30-61-85 - Fax: 05-65-22-45-69 - Portable: 06-07-25-51-72
site internet
e mail : domainedefantou@wanadoo.fr
La propriété est ouverte du lundi au samedi de 8 heures à 19 heures, et le dimanche sur rendez-vous.

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Production de Foies Gras Philippe MARTEGOUTE

 

 Depuis plusieurs générations, la famille Martegoute apporte le plus grand soin à la fabrication de ses produits.

La recherche de l'authenticité et la garantie d'un produit de tradition sont nos meilleurs atouts.

Les foie gras entiers de canard et d'oie sont proposés nature ou aromatisés.

D'autres spécialités comme les patés ou les plats cuisinés viennent compléter notre gamme.

 2 pl St Urcisse - 46000 Cahors Tél/Fax : 05 65 22 29 89
Côtes des Crabes - 46340 Salviac Tél/Fax : 05 65 32 00 79
www.lot-tourisme.com/foie-gras/foie-gras-cahors.htm

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