La Presse en parle  

21 décembre 2003 - Tango chant et piano

Autant en emporte le tango... - du 25/12/03

Chant, musique et danse, un univers de passion, de sensualité, de nostalgie, de poésie et d'improvisation ce dimanche 21 décembre en l'église de Castelfranc, lors de la manifestation offerte par Musiques en Pays d'Olt en collaboration avec Art et tradition, aux nombreux spectateurs sous le charme.

Tango passion de Christine et Laurent devant le drapeau argentin

 

La magie du tango, musique universelle, a opéré sur tous, vertigineuse ! Catherine Malaprade au piano : tour à tour douce et violente, légère et puissante, elle vibre avec l'instrument dans un jeu nuancé de grande subtilité pour accompagner Alain Gourmanel au chant : voix très "argentine", modulée avec passion et séduction. Une merveilleuse présence scénique et des mains fascinantes qui se tendent, s'ouvrent, se tordent, se ferment... emportant les auditeurs loin, très loin... Leur interprétation est un véritable hymne au tango dont ils ont su faire partager la puissance, la force pathétique et la passion dramatique. Les différents sons générés par une même nostalgie d'un passé révolu et par la même angoisse d'un futur incertain expriment l'omniprésence de la solitude (Soledad sur une musique de Carlos Gardel, symbole de l'Age d'or devenu un mythe), l'amour toujours malheureux (La noche que te fuiste : la nuit lorsque tu es partie), la mort... thèmes majeurs ainsi que l'obsession du temps qui passe et la nostalgie des racines (Mi Buenos Aires querido, création de Michel Capelier).

"Cette pensée triste qui se danse"
Le tango naquit vers 1870 au Rio de la Plata, raconte Michel Albouy, de brassages et de bouleversements socio-culturels : de la fusion du "candomblé" des anciens esclaves africains, des "habaneras" sensuelles venues d'Andalousie, des austères mélopées du Mezzagiorno italien et des vives "milongas" créoles...
C'est d'abord une danse canaille exécutée par les "guapos" (voyous) des faubourgs dans les fêtes populaires de la rue ou dans les cours où s'entassaient les immigrants. Au début de son histoire, elle était exécutée entre hommes puis avec les femmes dans un pas de deux provocateur et spectaculaire "le pas de la rue" et eut ainsi bien du mal à passer les barrières de la "bonne société" !
Depuis 1960, le "nuevo tango" délaisse le rythme traditionnel et le remplace par une respiration plus nuancée qui rompt avec la continuité rythmique de chaque pièce. Dans les années 1970, le tango revient à la mode, "de la musique à écouter plus qu'à danser" grâce à des compositeurs comme le maestro Astor Piazzola.
Au bandonéon, inséparable et indispensable du tango, sa tonalité plaintive, grave, cadencée qui la rend sentimentale, en fait un instrument de choix pour exprimer toutes les désillusions et les ressentiments des "portenos", Michel Capelier accompagnait dans des improvisations chorégraphiques des diverses époques du tango Christine Caminade et Laurent de Chanterac, un couple de jeunes danseurs à la complicité parfaite.
Tout d'abord le regard, les yeux dans les yeux accordés sur la respiration de la musique puis un léger déséquilibre qui entraîne la danse : figures sophistisquées, jambes qui s'entremêlent pour séduire, choquer et se rapprocher. Les "tangueros" ne jouent pas de la nonchalance, le sérieux qui s'inscrit sur leurs visages, tel un masque tendu presque douloureux, montre qu'ils dansent avec le coeur.

Après l'enchantement de l'oreille et de l'oeil, ensorcellement du palais avec le vin de Cahors de François Pélissié, divin nectar s'il en est, et en avant-première des fêtes, les toasts au foie gras et autres gourmandises des Ets Besse.

 

Le concert Argentina : un succès - du 26/12/03

Un beau spectacle sur le thème du tango

Dimanche 21 décembre, l'église de Castelfranc était trop petite pour le concert de Noël, donné par l'association Art et Tradition en collaboration avec Musiques en Pays d'Olt que préside Françoise Paillas. Le thème retenu, le tango, a permis au nombreux public d'apprécier de grands classiques comme : "Soledad" de Carlos Gardel, ou "Malena" de Lucio Demare, ou "Pasional" de Jorge Caldara. Concert exécuté par Catherine Malaprade, au piano ; Alain Gourmanel, au chant ; Michel Capelier au bandonéon, ce dernier ayant inclus dans le programme une de ses créations : "Mi Buenos Aires querido". Ces deux musiciens et le chanteur ont été applaudis fort longtemps. La dernière partie était consacrée à l'histoire du tango et son évolution, par Michel Albouy, et s'est déroulée dans la nouvelle salle d'accueil, trop petite pour contenir le public. L'animation se poursuivait par une improvisation des différents thèmes du tango argentin par deux danseurs exceptionnels, Christine Caminade et Laurent de Chanterac.
La soirée s'achevait en compagnie de toutes les personnalités présentes, des artistes et des musiciens, par une dégustation de foies gras Besse, accompagnés des vins de Cahors, François Pélissié.

 

Musique, art et tradition se conjuguent - du 20/12/03

Dimanche 21 décembre, à 16h30, tout commençait par le concert de Noël en l'église de Castelfranc : "Argentina" autour de la musique argentine, avec la participation de Catherine Malaprade au piano et Alain Gourmanel pour le chant. Pendant une grande heure, ils interprétaient près d'une vingtaine d'oeuvres de leur répertoire à l'orchestre typique "El Nono" qui expriment l'essence et l'esprit du tango argentin (genre musical de la fin du 19° siècle) qui reprend, aujourd'hui comme hier, le public épris de nostalgie et notamment de cette musique exotique !
En deuxième partie à la salle d'accueil, le comédien et conférencier Michel Albouy racontait cette belle histoire du Tango argentin depuis son origine jusqu'à nos jours. Des anecdotes, des textes et chansons avec accompagnement musical au bandonéon exécuté par Michel Capelier créateur sur un texte poétique de Juan Gelman. Mais comme tango est aussi mouvement, enroulement, passion, le couple : Christine Caminade et Laurent de Chanterac, professeurs de tango argentin démontraient leur professionnalisme et leur manière extraordinaire dans l'improvisation !
Cette soirée se terminait, selon désormais une bonne habitude, par la dégustation de vin de Cahors François Pélissié et de fois gras Besse ! La présidente, Françoise Paillas de "Musiques en pays d'Olt" très heureuse de la belle participation, remerciait tous les partenaires qui ont contribué au succès de cette nouvelle rencontre ! Rappelons que l'Association "Art et Tradition" de Castelfranc met, avec goût et simplicité conviviale, son village en relief grâce à son histoire (jardin d'inspiration médiévale) et à ses actions culturelles !

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